mardi 3 juillet 2012


07-01-2012



C'est plate, mais je n'ai rien a dire…

Ménage, frottage, astiquage, décrassage, lavage, débarbouillage, lustrage, polissage… Le tout dans une chaleur et un soleil accablant.



07-02-2012



Parfois les mots racontent de belles histoires. Parfois ils soulagent, font rire, pleurer ou souffrir. Parfois, ils ne servent à rien. Parfois, nous sommes sans mot.

À Vicky et ses proches, on vous aime.



Même refrain que la veille, mais je n'ai plus de synonyme…

On recherche une solution pour le retour, location d'auto, de camion… On optera probablement pour une voiture jusqu'à Montréal. On a trouvé une façon de contourner un peu le système pour éviter de payer trop cher. Les voitures de location sont plus dispendieuses dans le sud de la Floride qu'ailleurs. Si on veut traverser les lignes avec, c'est encore pire. On louera donc une voiture pour se rendre au nord de la Floride ou on louera une autre voiture jusqu'à Burlington. De là, une autre voiture jusqu'à Montréal. Le tout pour la moitié du prix d'une seule location Fort Lauderdale – Montréal.

Après une grosse journée de travail, on se paie un resto. On est allé au Irish, un pub irlandais (évidemment) sur le bord de la rivière pas très loin d'ici. Les rondelles d'oignons et les bâtons de mozzarella étaient exquis, pour le reste, on repassera. Ça fait quand même du bien de sortir un peu du rafiot et de manger quelque chose qui n'a pas fait augmenter la température intérieur du bateau de dix degrés…

Au retour, on fait chacun nos petites affaires, Nintendo, lecture, Internet (gracieuseté du palais de justice du compté de Broward). Il fait très chaud et humide encore à minuit, aucun vent pour nous sécher… Malika dormira même dans la cuisine, il faisait trop chaud dans la chambre.



07-03-2012



Polissage du cockpit, en bon français, un compound… Cr…de job! Au moins c'est beau. On se ramasse, encore et encore. Même chose que les deux dernières journées…  dont les toilettes à passer au nettoyage… devinez qui s'en occupe! Mais aujourd'hui, on accompagne avec des drinks.

dimanche 1 juillet 2012


06-29-2012



BONNE FÊTE MALIKA ! UNE AUTRE TEEN!!!



On se lève ce matin et on se prépare pour partir. On aimerait bien faire le trajet en trois jours. La journée est chaude et il n'y a pas beaucoup de vent. Elle sera aussi longue, une dizaine de ponts à faire lever et un bateau qui se traîne comme une tortue centenaire tétraplégique. On n’a quand même pas eu à attendre trop longtemps aux ponts. Nous arrivions pas mal toujours à l'heure fixée et donc pas trop de sur-place pour aujourd'hui.

Vers 4 h 30 on voulait bien s'arrêter. J'en avais plein le dos de me faire cuire au soleil et on n'avais presque rien mangé de la journée. On a trouvé un petit ancrage, mais il était entouré de végétation et on avait un peu peur de se faire bouffer tout rond par les moustiques. On a donc continué environ une heure pour finalement trouver une belle petite place où nous passerons la nuit. On est un peu surpris de constater sur la carte qu'on a fait un peu plus de la moitié du trajet. Demain, on sera à New-River, à quai.

On y jette les ancres et on descend le dinghy pour aller souper au resto pour la fête à Mali. Sauf que de trouver un resto en descendant au hasard… c’est pas évident! Lorsqu'on est arrivé au chemin, il n'y avait rien, ni d'un côté, ni de l'autre. Après une petite marche, Chantal a demandé de l'info à un couple. Il y avait quelques restos un peu plus loin. Entre la pizza, le grec et le Subway, Malika a choisi les sous-marins.

À la sortie du resto, on a fait un petit détour. Il y avait une plage juste au bout de la route et nous sommes allés y faire un petit tour. C'est une plage protégée pour la nidification des tortues et des genres d'enclos fait de bouts de bois et de banderoles entourent les nids. Mes trois femmes se sont trempé les pieds. Pour moi, juste la vue de la mer m'a donné mal au ventre! Je pense que je suis un peu saturé…

On est ensuite retourné au bateau à pieds et on ne s'est pas couché très tard, le lendemain sera encore une longue journée.



06-30-2012



Levé vers 9 h, on était assez confiant de ne pas changer d'adresse pendant la nuit – l'alarme de dérive a quand même sonné au changement de marée – alors, on a bien dormi, pour ma part du moins. J'inspecte les moteurs, je remets du prestone dans un des deux et on est prêt pour une autre journée. On quitte l'ancrage à 10 h 13.

On a perdu beaucoup de temps avec les ponts. Si hier j'arrivais presque toujours lors de l'ouverture, aujourd'hui c'était le contraire. Lorsque je voyais les ponts, ils étaient en train de fermer. Il fallait donc attendre souvent plus de vingt minutes avant la prochaine ouverture. Ça fait long à faire du sur-place, surtout qu'avec le courant dans le dos, le bateau ne tient pas en place et il faut constamment corriger sa position.

Vers 3 h, on arrive à la marina et on se met au quai que le ''dock master'' nous a attitré au téléphone plus tôt. On fait ça super bien, on est rendu des pros... mais écoeuré comme c’est difficile à croire.

On remplit les réservoirs d'eau et Chantal se lance dans le lavage. Il faut ensuite faire une petite épicerie, on se met en direction du Publix. À l'entrée de l'épicerie, il y a une grosse balance. On se pèse et les résultats sont le reflet de nos aventures : Malika  -3lb, Tamara –4lb, Chantal –15lb et moi –25lb…

Au retour, un bon Daiquiri pour l’anniversaire de Malika et pour diminuer la température. La soirée sera à la relaxation; film accompagné de cochonneries, beaucoup de cochonneries…

On a eu une pensée pour notre gang qui est au « Party des Raymond ».

vendredi 29 juin 2012


06-25-2012



Encore de la merde comme température. Une autre journée à suer et à rien faire.

On prépare le départ, on s’occupe des assurances, du docking avant la vente du bateau, car nous serons au Québec ou ailleurs. On planifie notre prochain départ pour…



06-26-2012



Quand il n’y a rien à dire… On subit un peu Debby qui nous envoie des vents forts. Le lac est très agité et on se fait brasser par des vents de trente nœuds (60 km/h). On ne fait pas grand-chose de nos journées, ça bouge trop.



06-27-2012



Encore des vents. On ne s'est pas trop fait brasser durant la nuit, ce qui nous a permis de quand même assez bien dormir. Debby est passée à l'est des côtes américaines et on se trouve un peu dans sa queue. Les vents devraient tourner d'ici demain et ce sera fini.

Aujourd'hui, on se contentera de se laver et de faire du pain…

Y a plus de cigarettes… Les vents se sont calmés un peu, je vais aller en chercher. Les vents sont tombés, on se couche en paix, c'est même un peu frais.



06-28-2012



On se met en route vers le sud pour s'approcher du bureau des douanes où il faut encore aller pour chercher notre permis de croisière. On fait quelques miles, faisons lever quelques ponts et on s'ancre. Tout ça pour se rendre compte qu'avant de partir, on était juste à côté des douanes… Erreur due au GPS terrestre… On avait le choix entre rester là et payer 60 $ de taxi ou rebrousser chemin et pas de taxi du tout. On a donc rebroussé chemin pour retourner d'où l'on venait.

Je me suis rendu au bureau des douanes avec Malika en dinghy. Nous avons laissé le dinghy à la marina juste à côté – qui nous a chargé 10.60 $ pour le stationnement du petit bateau – et nous sommes allés à pied au bureau des douanes qui se trouve dans le port de West Palm Beach.

On arrive au troisième étage pour nous faire dire que ce n'est plus ici qu'on donne les permis. Je la vois déjà me donner une adresse à l'autre bout de la ville… Mais non, c'est juste au deuxième étage. Pas un trop gros désagrément… On descend donc au deuxième pour rencontrer un agent des douanes. Surprise! C'est le même douanier qu'à l'aéroport, très gentil. Malheureusement, il termine son quart et il donne la relève à une espèce de frustrée – décidément, les filles en autorité aux USA sont vraiment des… pas fines – elle ne me laisse jamais finir une phrase avant de me poser une autre question. La fameuse pelle ronde de Montréal est soudainement revenue dans mes pensées.

On me demande pourquoi je ne suis pas venu lundi. Ben oui, la Floride au complet est en alerte d'une tempête tropicale et de tornades et moi je vais aller me promener dans un bateau gonflable avec des vents de 60 km/h… Je pense que les uniformes américains abrutissent les gens qui les portent. Ils sont vraiment crétins et il a quand même fallu que je m'explique, incroyable.

Premier formulaire pour le droit d'entrée du bateau. Quarante questions, dont 4 pour mon nom… Un autre 20.00 $. Au bureau des douanes de l'aéroport, c'est nous qui entrions au pays, mais théoriquement sans le bateau… Aujourd'hui, je fais entrer le rafiot.

Il me faut aussi un permis pour naviguer aux USA. Un autre formulaire avec des questions qui n'en finissent plus. Je suis certain qu'elle a oublié de me charger, ça ne peut pas être gratuit… Maintenant que j'ai le papier dans mes poches… La gentille madame me dit qu'il me faut en plus un « decal fee » genre de collant qu'on met sur le bateau et qui sert à je ne sais quoi. Elle m'a dit que c'était parce que mon bateau avait plus de trente pieds… La seule façon d'avoir ce stupide collant est en ligne. Encore facile… Ça me prend dix minutes à loader « Bubble Shooter »…

Retour au bateau, je me mets tout de suite sur le net pour trouver le formulaire en ligne que je trouve sans trop de problèmes. À la case « State », et même si j'ai inscrit que je résidais au Canada, il n'y avait que les états américains. Je ne pouvais donc pas terminer le questionnaire, ce champ étant requis pour aller plus loin. Je prends mon téléphone et fait le numéro 1-800- machin. Je parle avec une race – ici aussi… - qui finit par me dire que les « decal fee » ne sont que pour les bateaux qui sont immatriculés aux USA. En plus d'avoir l'air bête, la madame des douanes ne savait pas ce qu'elle faisait…

On est donc prêt à partir demain matin. On se mettra en route et on essaiera d'en faire le plus possible. Pas question de traîner aux USA.

Les filles se couchent tôt et nous écoutons un film, ma douce et moi, dans le cockpit.

lundi 25 juin 2012


06-23-2012


On se lève tous encore sous le stress de la veille. Chantal et moi avons mal au bras de se retenir au bateau. Aujourd’hui, il faut régler la douane et vu qu’ils ne semblent pas m’aimer beaucoup, ça me stresse un peu. Je fais les premières démarches par téléphone et nous avons ensuite 24 h pour nous rendre tous les quatre à au bureau des douanes qui est à l’aéroport à 60 $ de taxi… Sur place, pas trop de questions. On nous fait remplir un formulaire que je connais, celui qui m’oblige à quitter les USA avant une date prédéterminée qui sera le premier août. Nous devons donc être au Canada pour le premier!

Notre taxi, qui nous coûte la peau des fe$$e$, nous attend à l’extérieur du bureau des douanes. On le reprend et on s’arrête chez Wendy’s. Notre première idée était le McDo, mais il aurait fallu dévier de notre route et au prix du taxi, on voulait aller en ligne droite… Lorsque je veux payer le chauffeur au restaurant, il n’a pas de change et pas question que je lui donne 5 $ de pourboire. Il m’a simplement dit de le rappeler pour continuer notre route et de le payer à la fin complète de la course.

On s’empiffre avec du junk et je rappelle le taxi pour le retour sur notre prison portative… On reviendra au bateau mouillé, un peu de vagues et de fort vent font lever l’eau qui nous éclabousse. Ce sont tous, pour la plupart, des petites choses qui nous rendent fous, c'est comme le supplice de la goutte d’eau…

Il est 15 h et je passerai le reste de la journée à récupérer les journées de blogue que je n’ai pas pu écrire. Les filles jouent un peu sur le net et Chantal lit. Personne n’a faim pour le souper, je pense bien que ça va finir en céréale… On ne se couchera pas tard…

Aujourd’hui, l’ancre n’a pas chassé… Je pense qu’elle est prise dans un câble électrique… Un problème à la fois… On verra quand on sera prêt à partir.

Finalement, vers 21 h, une petite tempête fait son apparition et on a peur « encore » que l’ancre décroche, puisqu’on a tourné et qu’il se peut qu’elle ne soit plus prise dans le câble. Pendant une heure à observer partout avec des points de repère de moins en moins visibles. Ça se calme et on essaie de faire redescendre le stress… une autre nuit dans l’humidité accablante…





06-24-2012



Bonne St-Jean à tous!!!



On est encore pris ici pour une autre journée. On doit aller chercher notre cruising permit, mais ça va attendre. La température est vraiment exécrable et on préfère se faire brasser ici plutôt que de vivre d’autres incidents stressants. Pour l'instant, je me concentre sur le blogue. Le désavantage est que ça me fait revivre les évènements…

Rien à faire n’est pas coutume ici, c’est difficile de s’y habituer avec les bruits des vagues qui cognent sous le plancher du carré.

Films, Ds et lecture toute la journée en ouvrant et refermant les hublots constamment.

Un fait intéressant, l’ancre tient solidement… avec tous les coups qu’elle reçoit, y’a aucun doute possible.